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Le Système Claireo pour une réponse efficace et durable

La société TASO apporte une réponse efficace et durable à la problématique du traitement des effluents vinicoles : le système Claireo. Ce système comporte deux étapes : une aération par micro-bullage, permettant la dégradation aérobie de l’effluent, et une filtration sur lit de roseaux.

Un stockage aéré par micro-bullage

La première étape de l’installation du système Claireo est la création d’un bassin de stockage d’environ 3 mètres de profondeur. Un système d’aération est mis en place : des diffuseurs sont installés au fond du bassin et vont libérer des bulles de 60 µm de diamètre. Le couplage profondeur importante/faible diamètre des bulles va permettre à l’oxygène de se dissoudre efficacement dans l’effluent.

 
L’apport d’oxygène va éliminer les mauvaises odeurs et permettre à la flore aérobie, naturellement présente, de dégrader au mieux la matière organique qui représente la majeure partie du caractère polluant de l’effluent.
 La membrane des diffuseurs est composée de nombreuses fentes qui sont capables de se refermer lorsque l’alimentation d’air est coupée, ceci afin de prévenir tout encrassement. Il n’y a donc pas d’entretien à effectuer.

A la sortie du bassin d’aération, la DCO de l’effluent est passée de 15 000 mg/L en moyenne à moins de 300 mg/L, ce qui est la norme de rejet dans le milieu naturel. Le système Claireo permet néanmoins d’aller plus loin en descendant jusqu’à une DCO de 125 mg/L et en clarifiant l’eau, ceci grâce à l’amenée des effluents sur un lit de roseaux.


Une filtration sur lit de roseaux

Le filtre planté est composé de plusieurs éléments fonctionnant en symbiose.
 

La couche de sable

Le sable utilisé étant assez fin, il va retenir les matières en suspension et ainsi clarifier l’eau. Au fur et à mesure que les particules retenues s’accumulent à la surface du lit de sable, un « gâteau » se forme. Ce « gâteau », épaisse couche de matière, va également jouer un rôle de filtre. Ainsi, plus le lit de roseau vieillit, plus son efficacité augmente. De plus, le « gâteau » est une source importante de nutriments pour les roseaux.

La couche de gravier

La couche de gravier est moins dense que la couche de sable. De cette manière, une fois que l’eau a été filtrée mécaniquement par passage dans le « gâteau » et le sable, elle s’écoule plus librement jusqu’aux drains. La surface du gravier est également un bon support pour le développement des bactéries épuratrices.

Les roseaux

Le développement important des racines et des radicelles des roseaux crée un réseau dense qui évite le colmatage du « gâteau ». En évitant que cette couche ne devienne trop compacte, on permet à l’eau de s’écouler continuellement.
 
De plus, ces mêmes racines, radicelles, ainsi que les rhizomes, constituent de véritables niches pour les micro-organismes épurateurs. Grâce à un ensemble de petits canaux, l’aérenchyme, présent dans les racines, le roseau transfère de l’oxygène de ses feuilles jusqu’au rhizome. Les micro-organismes aérobies y trouvent alors un milieu oxygéné propice à leur développement.
 
Enfin, outre son rôle pour  l’intégration paysagère, le feuillage des roseaux apporte de l’ombre au filtre et permet ainsi de conserver une bonne hygrométrie nécessaire au dévelopement bactérien.