Caractérisation d'un effluent vinicole
Plusieurs paramètres physico-chimiques permettent de déterminer le degré de pollution d’un effluent vinicole. L’objet de cette fiche est de les lister et les décrire.
La DBO et la DCO
La Demande Biochimique en Oxygène (DBO5) représente la quantité d’oxygène nécessaire à la dégradation de la matière organique d’un échantillon d’eau par les micro-organismes aérobies qu’il contient. En effet, au cours de leur métabolisme, ces derniers vont oxyder les matières organiques présentes dans l'eau. Il s'agit donc d'une consommation potentielle d’oxygène par voie biologique.
D’un autre côté, la Demande Chimique en Oxygène (DCO) exprime la quantité d’oxygène nécessaire pour oxyder par voie chimique la matière organique et minérale oxydable d’un échantillon d'eau. La DBO5 représente donc la partie biodégradable de la DCO. Ainsi, le rapport DCO / DBO5 permet d'évaluer la capacité de biodégradation d'un effluent : plus le rapport est faible, plus l’effluent est biodégradable.
Les autres paramètres
Le taux de matières en suspension (MES) caractérise la fraction insoluble des polluants d’un effluent. Vient ensuite le pH, qui mesure le caractère acide ou basique de l’effluent, ainsi que la teneur en matières azotées.
Comparaison avec un effluent urbain
La comparaison des caractéristiques d’un effluent urbain avec celles d’un effluent vinicole permet de se rendre compte du potentiel polluant de ce dernier.
On peut voir que les charges polluantes véhiculées par les effluents vinicoles sont dix fois plus importantes que celles des eaux usées provenant d’une ville. A titre d’illustration, la charge polluante organique journalière générée en période de vendanges par l’ensemble de la production vinicole girondine (6 500 000 hl) peut être estimée équivalente à celle de la population de l’agglomération bordelaise, soit 750 000 équivalents habitants.
